mardi 24 janvier 2017

Une victoire à la Pyrrhus

« Encore une victoire comme celle-ci et je suis perdu », Pyrrhus.
Le juge du référé a refusé de suspendre les travaux du 200 Rue de Versailles ! Le magistrat, sans expliquer les motifs qui l’ont conduit à ne retenir aucun des arguments présentés par les riverains, pourtant solides et nombreux, s’est contenté d’indiquer de façon laconique : « Considérant, qu’aucun des moyens soulevés par les requérants n’est propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée (le permis), … il y a lieu, en conséquence, de rejeter la présente requête en référé. » Point final (sauf que les riverains sont condamnés en plus à verser 1.000 euros à la société de HLM).
Bien difficile, dans ces conditions, de comprendre le pourquoi de la décision. On déduit cependant du jugement « qu’en l’état de l’instruction », formule consacrée en matière de référé, le juge, sans pour autant s’en expliquer, estime que le futur immeuble est sans conteste dans une zone urbanisée de longue date (!), en dehors du périmètre du massif forestier (!), d’une architecture s’insérant parfaitement dans l’environnement (!), laissant « la vue sur la forêt » (!), « évitant l’effet de barre » (!), offrant une animation commerciale au secteur (!), suffisamment proche des écoles, des services de la ville et de la gare pour des logements sociaux (!), et que, le permis étant compatible avec tous les textes en vigueur tout particulièrement avec le SCOT et son incitation à construire au nord de la ville (!), il était urgent de réaliser la construction sans nécessité aucune d’attendre l’analyse approfondie du dossier par le Tribunal.
Il faut prendre la mesure de cette décision : champ libre laissé au béton sans recours effectif possible. La formule « en l’état de l’instruction », qui semble annoncer des développements ultérieurs, est trompeuse : il n’y aura pas de suite. Le feu vert donné à la poursuite des travaux scelle le sort du recours en annulation du permis qui deviendrait de moins en moins opérant au fur et à mesure de l’avancement des travaux. Que pourrait faire le juge du fond au moment de se prononcer, fin 2017, face au gros œuvre terminé ? Rien.
Le juge du référé, « juge du provisoire et de la vraisemblance » comme le présente le Conseil d’Etat, est devenu pour le 200 Rue de Versailles le juge du définitif et de la certitude. Les riverains, très mal traités dans cette affaire, n’ont plus qu’à abandonner leur action.
En permettant aux travaux de démarrer sans attendre le jugement au fond sur la requête en annulation du permis, et en revendiquant cette attitude devant le juge du référé, le Maire porte de fait la responsabilité d’avoir privé les riverains d’utiliser utilement leur possibilité de recours.
Belle victoire pourrait-on se réjouir dans les couloirs de l’Hôtel de Ville, ce serait à tort, car il s’agit en fait d’une victoire à la Pyrrhus. Le Maire a certes obtenu que l’immeuble se construise sans que la légalité du permis ne soit examinée au fond, mais l’image qu’il veut donner d’homme pondéré et ouvert, soucieux de dialogue et de concertation, bienveillant avec ses administrés, vient de se briser un peu plus sur le béton du 200 Rue de Versailles. La pratique démocratique à Ville d’Avray a fait un pas en arrière. On aimerait entendre la voix des conseillers municipaux, solidarité ou « doute sérieux » sur le comportement du Maire ?
Pour nos propres actions judiciaires contre le PLU et le PC GECINA, notre détermination sort renforcée de cet épisode calamiteux pour notre commune. N’hésitez pas rejoindre et soutenir le Collectif de la Ronce : l’année, que nous vous souhaitons la meilleure possible, s’annonce intense.
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vendredi 30 décembre 2016

La « ligne rouge » franchie sur le 200 Rue de Versailles

Pas de trêve des confiseurs pour les bétonneurs ! Depuis l’autorisation donnée fin novembre par le Maire à la société de logements HLM 3F d’utiliser l’espace public pour mettre en œuvre son permis de construire du 200 Rue de Versailles - permis attaqué pour excès de pouvoir et dont le jugement n’est pas encore intervenu ! (cf. notre dernier article) -, les travaux vont bon train, au mépris du droit des tiers. La spectaculaire palissade donne une bonne idée de la longueur du futur immeuble, les terrassements sont terminés, les fondations entreprises, la grue surdimensionnée installée balayant étrangement sa flèche au-dessus de la Rue de Versailles.

Le Maire était jusqu’à présent coutumier, notamment dans ses éditoriaux de VA Info, d’exprimer ses regrets quant à l’utilisation de leurs droits devant les Tribunaux par ses administrés. Sans nous y résigner, on finissait par s’y habituer, comme à un bruit de fond, une musique d’ascenseur…
Mais dans le dossier du 200 Rue de Versailles, la « ligne rouge » a été franchie : le Maire ne peut bien sûr qu’avoir parfaite conscience de vider le droit des tiers de toute efficacité.
Si les travaux se poursuivent, que pourra bien faire le Tribunal fin 2017, même si le permis est reconnu « entaché d’illégalité », devant le fait accompli du gros œuvre terminé ? Ordonner la démolition de l’immeuble ? Sûrement pas.
On entend bien, c’est un immeuble social, donc il y aurait urgence à construire. Mais pourquoi ne pas attendre les quelques mois nécessaires au Tribunal pour se prononcer sur la légalité du permis, plutôt que de construire dans l'urgence, coûte que coûte, et de perturber ainsi la sérénité de la Justice ? Aux yeux du Maire, peu importe que le permis suscite de véritables interrogations sur sa conformité au Droit (c’est peut-être du reste la fragilité juridique du permis qui a déclenché cette précipitation). Peu importe aussi la frustration et la colère de ses administrés conscients du contournement de leurs droits. Le pire : tout cela n’est juridiquement pas condamnable (une requête en annulation d’un permis n’est pas suspensive), mais le respect des citoyens n’y trouve pas son compte, et l’appréciation de la pratique municipale de la démocratie n’en sort pas grandie.
Heureusement et fort opportunément, les riverains court-circuités par ce début de chantier ont déposé le 23 décembre, en toute logique, un référé au Tribunal pour demander la suspension des travaux en attente du jugement au fond. L’enjeu dépasse bien sûr le 200 Rue de Versailles : l’esprit de la Loi et l’équité qui veulent que le jugement au fond soit rendu sans la pression du béton triompheront-ils de la tentative de rendre le droit des tiers inopérant dans notre commune ? L’audience est prévue le 9 janvier.
Par ailleurs, dans le cadre de notre procédure d’appel auprès de la Cour Administrative de Versailles concernant la décision du Tribunal sur le PLU (Plan Local d’Urbanisme), notre requête déposée le 3 juin n’a toujours pas reçu de réponse de la municipalité : bientôt sept mois de silence ! Urgence dans un dossier, enlisement dans l’autre… Deux attitudes contradictoires ? Pas certain, peut-être deux versions d’une même stratégie : tenter d’éviter les entraves que la Justice pourrait mettre à une politique d’urbanisme rejetée par nos concitoyens.
A suivre donc. Nous vous souhaitons de très bonnes fêtes de fin d’année.
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mardi 6 décembre 2016

Coup de force au 200 Rue de Versailles ?

Mauvaise surprise : malgré un recours intenté par des riverains auprès du Tribunal administratif contre le permis de construire accordé au 200 Rue de Versailles (voir notre article du 21 septembre), recours dont le jugement ne devrait pas intervenir avant fin 2017, les travaux pour le compte de 3F viennent de commencer , sans attendre la décision de Justice, une première à Ville d’Avray !


Le Maire, quant à lui bienveillant vis-à-vis du constructeur HLM, vient, par arrêté, d’autoriser l’utilisation de l’espace public pour les besoins du chantier. Les lisières de la forêt sont décidément bien maltraitées.
Rien d’illégal, en fait, dans les démarches de ce duo (un recours au fond n’est pas suspensif), tout au plus une tentative de mettre le Tribunal devant le fait accompli ? D’ici à ce que le jugement soit rendu, le gros œuvre pourrait en effet être terminé, voire les travaux de corps d’état secondaires en cours. Ou une tentative d’interférer sur la décision du Tribunal ? Car, enfin, que pourrait faire le Tribunal s’il trouvait des raisons d’annuler le permis face à une construction très avancée ? Pourrait-il ordonner sa démolition et obtenir que les arbres -qui ne manqueront pas d’être abattus- soient replantés à l’identique ?
Nous aimerions connaître la réponse du Maire à cette question. N’hésitez pas à la lui poser lors de prochaines réunions de « concertation » organisées par la Mairie.
Les riverains n’ont, en l’état, d’autres choix pour tenter de préserver leurs droits et éviter qu’ils ne se transforment en droits simplement formels, que de demander au Juge en urgence par la procédure du référé suspension d’interdire la poursuite des travaux jusqu’au jugement du dossier sur le fond.
Concernant le Domaine de la Ronce, GECINA n’a pas utilisé cette façon d’agir violente, et peu respectueuse de l’esprit de la loi. Dont acte. Nous restons cependant vigilants, en cas de contagion de la méthode, et nous sommes nous-même prêts à faire un référé suspension si les travaux devaient débuter avant que la Justice ne se soit prononcée de façon définitive, ce qui ne semble pas à l’ordre du jour.
A suivre donc.

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dimanche 20 novembre 2016

Problèmes identiques, réponse commune : les tribunaux ou les urnes…

Le Collectif de la Ronce est membre fondateur d’une union « Coteaux de Seine Associations » (cf. article de juillet 2015), qui réunit des associations de défense de l’environnement des communes voisines du Parc de Saint Cloud (Garches, Marnes, Saint-Cloud, Vaucresson, Ville d’Avray) se trouvant toutes confrontées à des problèmes d’urbanisme similaires. A savoir une politique locale non pas de construction harmonieuse et de développement maîtrisé de la ville, mais de densification urbaine rejetée par une grande partie des citoyens.
Ce groupement est une structure d’échange et de partage des informations, des moyens et des expériences entre ses membres. L’union Coteaux de Seine Associations organise une réunion publique à laquelle nous vous convions sur un sujet qui nous concerne tous, les impacts négatifs des PLU dans nos différentes communes :

Mardi 29 novembre à 20h
Domaine des 4 vents, salle Claude Bolling, 60 bis rue du 19 janvier à Garches

Pour Ville d’Avray, nous présenterons lors de cette réunion 3 aspects de notre PLU qui permettent aux promoteurs de densifier notre ville sans retenue :
. Le déclassement de nombre de maisons remarquables précédemment protégées
. La transformation-destruction de zones pavillonnaires
. Le non-respect des règles de protection de l’environnement édictées par des documents pourtant juridiquement supérieurs au PLU.
Nous insisterons également sur les actions que peuvent mener les citoyens pour tenter de contenir la marche de la densification urbaine. Certes, il leur appartient -il nous appartient- de participer aux concertations obligatoires lors de l’élaboration ou de la modification des documents d’urbanisme, et de s’exprimer massivement dans le cadre des enquêtes publiques… Mais on sait d’expérience combien ces procédures, parfaites sur le papier, peuvent se révéler dans les faits décevantes, orientées, illusoires. Aussi, nous recommanderons surtout de s’organiser et de se regrouper pour se préparer au seul combat qui, en l’état, puisse aboutir : le recours aux tribunaux, auquel le Collectif a été contraint.
Une autre voie, non contentieuse, devrait être tout naturellement ouverte, simple, logique, consensuelle, moins consommatrice d’énergie et de moyens financiers. Il s’agirait de faire prendre en compte aux équipes municipales les justes préoccupations d’urbanisme de nos concitoyens pour préserver leur cadre de vie, et donner aux élus un mandat impératif sur ce sujet. En conséquence, pour les responsables de la densification excessive, les entêtés du béton qui se montreraient rétifs à ces orientations et à un contrôle démocratique pendant leur mandat, il resterait à ne pas les élire ou à ne pas les reconduire… mais ceci est une autre histoire.
A très bientôt

Rappel d’un exemple du « Ville d’Avray de demain » voulu par notre municipalité



D’autres exemples de projets d’immeubles, tout aussi enthousiasmants, dans les communes voisines seront projetés lors de la réunion…
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mardi 18 octobre 2016

Un train peut en cacher un autre…

Dans son édito de VA Info d’octobre, le Maire a de nouveau ressenti le besoin de se lamenter sur les recours contre le Plan Local d’Urbanisme (PLU) et le permis GECINA ; et, plutôt que de se réjouir que sa commune soit une démocratie locale vivante - on peut même parler d’un foisonnement d’initiatives démocratiques à l’aune du nombre de PC attaqués dans la ville, notre Maire, confirmant  sa réaction allergique à la contestation, ne sait que fustiger encore et encore ses concitoyens qui ne font pourtant qu’utiliser leurs droits. On a eu beau chercher, aucun élément nouveau dans cet édito qui, à notre grande déception, continue de relayer les thèses et les pressions de GECINA sur l’éventuelle cession de la Résidence de la Ronce, ou sur le blocage de sa réhabilitation et du centre commercial…
Les procédures judiciaires sont en cours, nous savions tous qu’elles seraient longues - le Tribunal nous a annoncé un jugement sur le permis de construire (PC) pour le premier semestre 2017 -, alors pourquoi cet édito maintenant, sans actualité particulière ? Prélude à des initiatives municipales, mais les quelles ? Vacuité de l’inspiration ? Nous n’oserions pas. Alors quelle autre explication ?
Toujours est-il que la mobilisation contre ces « projets-oukases » (90% d’avis négatifs lors de l’enquête publique sur le PC GECINA) ne se dément pas ; « le temps qui passe »… n’y fait rien, bien au contraire. Elle n’est pas le fait d’une poignée d’irréductibles Gaulois, comme le Maire aimerait à le faire croire, mais résulte de la prise de conscience de centaines de Dagovéraniens quant à l’autisme de la municipalité face aux réactions du public sur sa politique d’urbanisme dont la dénonciation est de plus en plus partagée.
Un point de l’éditorial du Maire ne prête pas à discussion : la nécessité d’accueillir de « jeunes ménages » à Ville d’Avray. Cependant, il faut savoir que des dizaines d’appartements sont libres d’occupation dans la seule Résidence de la Ronce, et que ces jeunes ménages pourraient y être parfaitement logés, au moins aussi facilement que dans de futurs appartements à 7.000 ou 8.000 euros/m2 à la vente dans certains programmes autorisés. Pourquoi donc, dans cette perspective louable de rééquilibrer notre pyramide des âges, ne pas utiliser les possibilités existantes ? D’un Maire, sa population n’attend pas des lamentations mais des solutions…
Et si, finalement - autre tentative d’explication sur le pourquoi de ces propos ressassés ressurgissant de façon incongrue sur le dossier GECINA… Et si, finalement donc, nous entretenir de GECINA permettait de détourner l’attention d’un autre sujet, lui vraiment d’actualité, intéressant l’ensemble de notre commune et qui n’est pas à la gloire de notre municipalité : les déboires de notre collège, dont la restructuration est un dramatique ratage, lourd de conséquences pour les enfants et les enseignants pour les années à venir… 
Démolition, déstructuration, puis arrêt des travaux sans nouveau projet ni date de reprise - quelques racines d’arbres imprévues et des mésententes entre intervenants auraient bloqué le chantier*, félicitations à tous responsables ! Il n’est pas certain que les nouvelles jeunes familles recherchées soient enthousiastes et se précipitent à Ville d’Avray, avec le risque d’installer leurs enfants dans des baraquements pendant la durée de leur scolarité - on parle de cinq ans.

Un doute nous vient : et si le « merveilleux » projet GECINA était aussi mal ficelé que la défunte rénovation de notre collège, et courait lui aussi à quelques difficultés fondamentales après démolition de l’existant ? Heureusement, dans ce dernier cas, les recours du Collectif protègent la municipalité de ses propres errements, on devrait nous en savoir gré.
Sur l’évolution de nos procédures judiciaires : concernant l’appel sur le jugement sur le PLU, rien de nouveau, toujours pas de réponse de la commune à notre requête déposée début juin. Concernant le recours contre le PC, la fin de l’instruction devrait être prononcée prochainement, mais l’audience, et donc le jugement, ne sont annoncés par le Tribunal que pour le premier semestre 2017… En attendant, n’hésitez pas à nous rejoindre.
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*Voir compte-rendu d’une association de parents d’élèves en cliquant ici.